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La Semaine des Pyrenees
Septembre 2001
LE PAPE VEILLE SUR LUI

Marc Cénac présentera, à partir du 7 septembre sa nouvelle exposition. Le spectateur pourra y retracer les voyages de l’ artiste, ses lieux de vie préférés, dont Soues et les Pyrénées. Premiers pas à l’ Espace Marc Cénac, musée dédié à l’ artiste du même nom. On ne remarque pas nécéssairement le portrait attaché à l’ entrée, déja absorbé par les nombreuses toiles accrochées dans la pièce qui s’ ouvre devant nous. Pourtant ce portrait n’ est pas celui d’ un inconnu, ce n’ est pas celui d’ un anonyme vivant loin d’ ici. Non, ce petit portrait clair n’ est autre que celui...du Pape.

L’ ITALIE ET LE VATICAN

La toile n’ est pas la seule qui témoigne du passage de Marc Cénac au Vatican. Un peu plus loin, on peut voir la garde papale, en costume coloré, tambours pendouillant sur le ventre. Un autre tableau nous introduit quant à lui à une audience de l’ homme saint. Comme si nous y étions. Avec d’ autres personnes assises devant nous, nous barrant un peu la vue. Le Jubilée de l’ année 2000 est là sous nos yeux.

Pour cette nouvelle exposition, Marc Cénac expose donc des toiles représentant se pérégrinations. Avec tout d’ abord l’ Italie : le Vatican, Rome et Naples. L’ artiste y aime les rues étroites et les porches arrondis. On découvre aussi l’ intérieur du Gambrinus, un célèbre café napolitain classé monument historique. Puis on est invités à une petite promenade dans les jardins de Capri.

L’ autre grand voyage de l’ artiste s’ est déroulé au gré du Danube fameux fleuve d’ Europe Centrale, qui inspire valses et fastes d’ antan, impératrices et réceptions viennoises. Lors de la descente du fleuve, on s’ arrète en Hongrie, on visite là aussi l’ intérieur des vieux cafés de la ville. On passe devant le Parlement, édifice au combien impressionnant...

Puis l’ exposition nous entraine vers l’ Irlande, pays des lands à perte de vue, et des ports de pêche. Les ports, un thème que l’ artiste aborde aussi lorsqu’ il réside en Bretagne. Les Côtes d’ Armor figurent en bonne place. Egalement en peinture, le Portugal.

“JE N’ AIME PAS LES CIELS BLEUS “

Et, comme un signe, l’ artiste montre ses “ hortillonnages “. Ceux d’ Amiens bien sûr, peints quelques mois avant les innondations. La représentation prend d’ autant plus de valeur que les lieux ne retrouveront probablement leur beauté qu’ après plusieurs années de travail.
Travail également sur les montagnes. Celles des Alpes, découvertes l’ année dernière pour des raisons de santé. La station de Chamonix se découvre, la calèche promène les touristes dans les rues de la ville. Et les montagnes encore enneigées s’ imposent à nous, simples spectateurs de leur grandeur. L’ artiste aime les paysages, et s’ avoue toujours impressionné par le lieu qu’ il peint. Et Chamonix laisse un souvenir fort.
Mais, si Cénac aime à se ballader à travers l’ Europe et la France, calepin et crayons de couleurs en poche( histoire de prendre des notes de couleurs ), il apprécie aussi les beautés locales. Soues est encore une fois en bonne place dans cette exposition. On y découvre son église enneigée. On retrouve Gavarnie et son célèbre cirque. Des nuages noirs annonçant la tempête imminente....
Car voilà un autre détail commun à tous ces payages, tous ces extérieurs : aucun ne possède un ciel d’ un bleu azur infini. Un ciel qui donne envie de s’ y noyer tellement le bleu nous entoure. Non, Cénac n’ aime pas les ciels calmes d’ été. Il préfère largement les nuages, leur mouvement et le vent qu’ ils soufflent, l’ air de rien. Et si par malheur, il fait beau le jour où Marc Cénac prend ses notes, peu importe, il y ajoutera ensuite les nuages!

LES BRONZES

En plus de cette exposition de peinture, l’ artiste présente également des sculptures en bronze. L’ une est un hommage au Penseur de Rodin, une autre symbolise la maternité, une autre aussi représente une Pieta. Et, dans le jardin du musée, les spectateurs pourront découvrir un bronze monumental intitulé “ La Famille “. D’ autres sculptures de cette taille viendrnt par la suite orner les pelouses.
Et, toujours accroché au mur de l’ entrée, le Pape veille à la bonne tenue des spectateurs, à la bonne santé de l’ artiste. Il porte bonheur.

MAËLLE FOUQUENET