Découverte de la région - Soues et son histoire
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Le village de Soues remonte à la plus haute antiquité et le plus ancien monument était la tour qui s’élevait à quelques 10 mètres seulement de l’angle Nord-Est de l’Eglise. Son genre de construction et la nature des matériaux employés, cailloux de l’Adour scellés au mortier de chaux vive, doivent la faire attribuer aux Romains qui ont occupé la Bigorre pendant plusieurs siècles. Ces vieilles murailles mesuraient 1m80 d’épaisseur et l’intérieur de la tour (carrée) avait environ 10 mètres de côté. Outre cette grande tour, Soues en possédait une seconde, plus petite dans le quartier appelé " CASTET " et jusqu’à sa démolition en 1777, elle a servi de presbytère.

Lors des successives invasions, la Bigorre fut occupée au V° siècle par les Wisigoths et le roi ALARIC fit creuser un canal qui sert de limite à notre commune, à l’Est, avec Barbezan-Debat. Au VI° siècle, les Francs s’installèrent en Bigorre après avoir vaincu les Wisigoths. Plus tard au VIII° siècle, les Arabes traverseront la Bigorre, avant et après la bataille de Poitiers en 732. Au IX ° siècle les Normands envahissent à leur tour notre région et pillent Tarbes et la plupart des habitants des environs seront réduits en esclavage. Grâce à l’alliance des Bigourdans et des Béarnais, les Normands seront refoulés de la région.

Avec la période moyenageuse, Soues demeurera un village libre, c’est à dire non inféodé et ses habitants " aussi forts dans leur chaumière que le seigneur dans son manoir". Soues n’a jamais subi la domination seigneuriale. Le village se répartissait en quatre quartiers ou marques et permettait une organisation d’entraide collective. Quand un des habitants perdait du bétail ou un autre bien, tous les habitants de la même marque se cotisaient pour lui venir en aide.
Avec la guerre de cent ans, la Bigorre sera livrée aux anglais en 1360 et ceux-ci resteront maîtres de la région jusqu’en 1418. A l’issue de la victoire contre les anglais, le roi donnera en 1425 la Bigorre au Comte de Béarn.
Les troubles resurgissent avec les guerres de religions entre Catholiques et Protestants et ce sera un Bigourdan, le cardinal d’Ossat qui aidera grandement Henri IV à rétablir la paix religieuse.


La rivière de l'Adour traversant Soues. La fondation en haut a Gauche.

En 1625, la peste emportera plus de la moitié des habitants de Soues et de Bernac-Debat. La légende raconte qu’un pèlerinage fut organisé à Notre-Dame de Piétat. Nu-pieds, les pèlerins gravirent la colline puis à environ 50 mètres de la chapelle ils se mirent tous à genoux et se traînèrent ainsi jusqu’à l’autel de la Vierge. Au retour, ils trouvèrent leurs malades guéris et la peste cessa aussitôt. C’est depuis cette époque que, chaque année, le lundi de Pentecôte, un pèlerinage en célèbre l’anniversaire.

Un des monuments majeur de la ville de Soues est son château qui connut une période prestigieuse entre 1779 et 1789. Ce château fut acheté par le Comte de Gontaut Biron, sénéchal de Bigorre, qui en fit un séjour agréable. De vastes et magnifiques jardins s’étendaient jusqu’à l’Adour. Des arbres, des plantes et des fruits de toutes espèces y abondaient. Une belle orangerie occupait l’emplacement actuel du presbytère. Le Comte y donnait des fêtes superbes. Cette douce existence se terminera brutalement avec l’arrivée de la Révolution et le départ de Mr De Gontaud en Espagne et ou il s’éteindra.



Panorma des Pyrénées vu de Soues. Pic du Midi de Bigorre a gauche.